Pour info....
Livres - conférences
- réactions
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Juste un petit message, merci !
"Après avoir lu un article du
journal LA VIE sur le net, par le biais de liens je suis arrivée sur votre
adresse.
Je voulais juste remercier votre
association dont nous parlons régulièrement autour de nous.
Avant d'adopter nos 2
enfants en 1992, nous étions venus plusieurs fois à des
réunions
et nous avons eu plusieurs fois
l'occasion de nous baser sur vos conseils fort judicieux, nous l'avons
vérifié.
Nos enfants vont bien, viennent
de terminer leurs études et s'installent maintenant en couple (23 et 25
ans).
GRAND MERCI à vous et à ceux
qui œuvraient à cette période,
vous êtes en partie pour quelque chose dans
cette belle aventure qui nous a rendus heureux,
autant les enfants que nous."
Message reçu par mail
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Des outils pour parler de scolarité
Vous souhaitez aborder le thème de l’adoption avec les enseignants de vos enfants ?
- EFA met à votre disposition ce petit livret,
qui aborde les difficultés les plus fréquentes à l’arrivée de l’enfant
et par la suite, et évoque les « maladresses » à éviter.
Il peut être commandé au secrétariat au prix d’ 2,50 € l’unité (port compris)

- Une publication de l'AFA, consacré à ce thème peut être téléchargée à cette adresse:
http://www.agence-adoption.fr/home/IMG/pdf/CahierPsy_n11.pdf
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Dans le cadre des C.O.C.A ( Consultations
Orientations Conseil en Adoption )
l’accueil des enfants en provenance d’Haiti peut se faire en consultation (03
20 87 76 12)
ou en urgences pédiatriques (03 20 87 48 22) par le Dr Menet ou
par le Dr Moukagni.
Les collègues pédiatres sont également prévenus si accueil aux
urgences.
GHICL
Clinique
de pédiatrie St Antoine
Service
des urgences pédiatriques
Consultation
adoption
HOPITAL
ST VINCENT DE PAUL
Bld
de Belfort - BP 367
59020
LILLE Cedex
Tel:
03 20 87 48 48 (Poste 3487) Fax:
03 20 87 48 26
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Parents par adoption : des mots pour le quotidien
Blandine Hamon
(version 2011)

Médecin, membre de l’équipe «
Accompagnement des familles »et formatrice à Enfance & Familles d’Adoption,
Blandine Hamon anime depuis plus de dix ans des groupes de parole et d’écoute
de parents par adoption.
De cette expérience riche d’échanges et de partage, est né un ouvrage Parents
par adoption : des mots pour le quotidien.
Des pistes de réflexion à creuser au
rythme de chacun Avec ce livre ponctué d’illustrations sobres et sensibles,
Blandine Hamon ouvre et propose des pistes de réflexion à creuser selon notre
intérêt, notre humeur, le stade atteint dans la vie et l’histoire de notre famille.
Dans
un langage clair et accessible, elle nous invite ainsi à nous approprier
l’accompagnement, pour nous-mêmes, mais aussi pour aller plus loin avec d’autres.
Pensé et organisé au fil du développement
de l’enfant, cet ouvrage aborde
les questions que nous nous posons tous :
• L’histoire première de l’enfant : de la
naissance aux séparations ; le placement, l’attente,ce « parcours du combattant
» de l’enfant pour survivre au vide affectif.
• Le quotidien avec l’enfant : les
questions d’autorité et de violence qui peuvent réactiver des peurs, notamment
celle de l’abandon.
• La scolarité : les enjeux et les noeuds
qui se créent autour de cette question.
• La sexualité des enfants, sujet peu
abordé et pourtant capital.
• L’adolescence, âge de questionnements et
de remises en question : origines, conduites à risques, scolarité.
C’est là une
période hautement sensible, fragilisante et constructive à la fois, pour tout
adolescent, adopté ou non.
Comment l’aider à sortir « grandi » de ses bêtises,
comment présenter des sanctions comme une réparation et non une punition,
afin
de ne pas saper une estime de soi déjà fragilisée par l’expérience d’abandon et
le sentiment de ne pas être « aimable » qui l’accompagne souvent ?
Identifier ses failles mais aussi… ses
atouts
Chaque chapitre est accompagné de notes de
(re)lecture, permettant de compléter le propos ou de l’approfondir.
Pratique,
concret mais sans « recette toute faite » ni jugement, ce livre aide chaque
famille à identifier ses failles, mais aussi à reconnaître ses atouts.
Pour que parents et enfants puissent mieux
poursuivre leur chemin ensemble.
Blandine Hamon, Parents par adoption :
des mots pour le quotidien,
Enfance & Familles d’Adoption, 2009 – 20 €
(frais de port inclus)
Bon de commande à télécharger.
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L’école des parents n°578, Adoption : accompagner l’aventure, avril-mai 2009, 7,50 €

Dossier Adoption : accompagner l’aventure
L’école
des parents consacre son numéro d’avril-mai à l’adoption, plus
particulièrement à l’accompagnement des familles adoptives.
Prendre un
enfant pour sien venu d’ailleurs ressemble à une aventure.
Il s’agit en
effet d’éduquer et d’ouvrir au monde un enfant muni de son propre
bagage génétique, psychique,
voire culturel, en tenant compte de la
spécificité de sa filiation. Prendre l’enfant par la main ne suffit pas.
L’adoption mérite aussi réflexion et accompagnement.
L’accompagnement
des candidats à l’adoption, la santé de l’enfant adopté, la création
des liens,
la scolarité sont, entre autres, les différents thèmes
abordés dans ce numéro.
Un tour d’horizon
passionnant qui s’appuie sur l’expérience et la parole de nombreux
professionnels et responsables associatifs :
Janice Peyré, présidente
d’EFA ; Hanna Rottman, pédopsychiatre bien connue d’EFA et cofondatrice
de l’Arbre vert ;
Geneviève André-Trévennec de Médecins du Monde, Anne
de Truchis pédiatre de la COCA de Versailles ;
Fanny Cohen Herlem,
pédopsychiatre, auteur d’ouvrages sur l’adoption qui participe
régulièrement à notre revue ; et bien d’autres encore.
Ce dossier a été préparé en partenariat avec Enfance & Familles d’Adoption.
Pour en savoir plus ou pour commander ce numéro :
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Réactions ( 08/06/2009 )
Il ne vous aura pas échappé que le récent
remaniement ministériel a fait "passer à la trappe" le secrétariat
d¹État
chargé des Affaires étrangères et des droits de l¹Homme, acteur
essentiel, ces 18 derniers mois, de la politique française
en matière
d¹adoption internationale. Outre le fait que nous perdons un
interlocuteur primordial avec lequel
nous avions noué des relations de
confiance, cela suscite quelques interrogations pour ne pas dire
quelques inquiétudes
sur le devenir de la politique impulsée : quel
avenir pour le réseau des volontaires pour la protection de l¹enfance
et
de l'adoption internationale ? Quelle réelle volonté
politique de poursuivre et développer les premières
actions
mises en place, de développer des projets de protection des enfants les plus vulnérables ? etc.
C¹est en ce sens, qu¹EFA et le MASF ont adressé, aujourd¹hui, un courrier commun au président de la République,
Nicolas Sarkozy.
Nos 2 mouvements soulignent l¹importance d¹avoir, tant
pour les pays d¹origine que pour les familles
que nous représentons, un
acteur et interlocuteur clairement identifié et porteur de la
politique de la France en la matière,
et s¹inquiètent, par ailleurs, de
la pérennisation et du développement des actions mises en place.
Ce
courrier, n¹étant pas une lettre ouverte, nous ne le diffuserons pas
publiquement, mais nous pourrons en faire état
ultérieurement si nous n'avons pas de réponse.
Dans le même temps, Jean-Marie Colombani publiait, sur le site
Youphil, un article rejoignant notre analyse et nos inquiétudes.
Il est possible de diffuser cet article, ce qui permettrait peut-être d¹entraîner un
débat plus public.
Il serait bienvenu de créer une dynamique autour de
la politique de la France en la matière avant d'avoir
à subir une
gestion purement administrative et comptable de l'adoption.
Geneviève Miral, Présidente d'Enfance & Familles d'Adoption
Ancien
président du directoire du Monde, fondateur de Slate.fr, Jean- Marie
Colombani est le président du comité stratégique de Youphil.
Il a remis
fin mars à l'Elysée un rapport sur l'organisation internationale de
l'adoption en France.
Il faut relancer l'adoption :
Nouvelle alerte sur l’adoption. Après une première
phase de réformes des procédures françaises de l’adoption, celle-ci se
trouve menacée.
Cette menace rend nécessaire une accélération de
cette réforme.
Un peu plus d’un an après la remise d’un rapport commandé par le
Président de la république,
un certain nombre d’actions avaient été
engagées sur les deux fronts qui constituent ce dossier sensible :
celui de l’adoption nationale, qu’il s’agit de rouvrir, et celui de
l’adoption internationale, qu’il s’agit de mieux maîtriser.
Faux espoirs
Dans quelques mois il sera possible d’avoir une estimation des
résultats des actions entreprises.
Or tout laisse penser que ces
résultats seront négatifs : nous devrions subir en France en 2009 une
nouvelle baisse de l’adoption
après celle très forte enregistrée en
2007 et un léger redressement en 2008.
Bien sûr, il n’est pas sain d’avoir dans ce domaine une vision
quantitative.
Promettre dans ce domaine c’est, comme cela s’était
produit il y a quelques années, induire en erreur et susciter de faux
espoirs.
Néanmoins, l’approche quantitative sert de point de repère dans un
domaine où il faut aussi parler, entre pays adoptants,
de compétition.
Même si cette notion en ce domaine est absurde.
Que s’est-il passé en France après
l’impulsion donnée par le Président de la
république?
La mise en chantier par Nadine Morano, Secrétaire d’état à la
famille, d’un projet de loi destiné à rouvrir l’adoption nationale
qui
jusqu’à présent est extrêmement contrainte par la loi comme par
l’application qui en est faite
(elle concerne 800 enfants chaque année
sur un total d’un peu moins de 4000 enfants adoptés).
Le texte de
Nadine Morano a été retardé, mais devrait être présenté à l’automne
dans un contexte que l’on peut espérer consensuel.
S’agissant de l’adoption internationale, les recommandations du
rapport ont commencé à être appliquées :
restauration d’une Autorité
centrale, nouvelle impulsion pour l’agence française pour l’adoption,
création d’un fonds de coopération (doté de 3 millions d’euros).
Un réseau de volontaires pour faire le lien
A ces initiatives, Rama Yade, alors Secrétaire d’état auprès du
ministre des affaires étrangères, avait ajouté une initiative heureuse
:
la constitution à titre expérimentale d’un réseau de volontaires
dépêchés sur le terrain
pour faire le lien sur place entre les
orphelinats, les autorités locales, les services consulaires et les
futurs adoptants.
A ce jour, huit jeunes femmes sont en mission et
leur travail devrait pouvoir porter ses fruits.
C’est là que les choses commencent à se gripper et que l’adoption,
si personne n’y prend garde,
pourrait devenir une victime collatérale
du remaniement gouvernemental.
Beaucoup en effet repose sur la volonté
politique de celui ou celle qui, au gouvernement, est en charge du
dossier.
Rama Yade partie, qui plus est sur ce sujet en désaccord avec son
ministre de tutelle,
il y a fort à craindre que l’ébauche du dispositif
mis en place ne se défasse bien plus rapidement
qu’il n’avait fallu de
temps pour le constituer.
Mettre en place une politique de protection à l'enfance dans les pays concernés
Pour éviter ce fâcheux retour en arrière et de désespérer encore un
peu plus les enfants qui pourraient être adoptés d’un côté,
et celles
et ceux qui souhaitent les adopter de l’autre, il serait urgent de
donner une nouvelle impulsion.
Celle-ci devrait reprendre l’axe central du rapport qui était,
s’agissant de l’adoption internationale,
de privilégier l’aide que la
France peut apporter pour mettre sur pieds, dans les pays concernés,
de
véritables politiques de protection de l’enfance et plus précisément de
politique de protection des orphelins.
La logique des institutions internationales pousse en effet à
privilégier cette loi alors que, jusqu’à présent,
les dispositifs
français se sont focalisés sur l’adoption.
Or il faut comprendre que celle-ci sera d’autant plus facilitée
qu’elle s’insèrera dans un dispositif de protection
de l’enfance auquel
la France aura contribué.
Créer une mission dégagée des lourdeurs des pouvoirs publics
Il faudrait donc que de nouvelles directives soient données dans ce
sens pour à la fois conforter ce qui a été fait,
convaincre nos
services diplomatiques de coopérer, alors que certains sont tentés de
passer à autre chose,
prolonger le dispositif des volontaires en les
impliquant dans ces politiques de protection de l’enfant,
mobiliser des
fonds qui ont été prévus mais qui ne sont pas utilisés,
et faire appel
aux mécénats comme aux innombrables bonnes volontés qui se manifestent
chaque jour.
Comme toujours en France, il faudrait donc que soit réaffirmée une
volonté politique.
Et que, pour que celle-ci s’incarne, il faudrait
calquer le dispositif public
sur celui par exemple qui a été mis en
place autour de Martin Hirsch sur les sujets de la pauvreté et de la
jeunesse,
à savoir une mission dégagée des contraintes et des lourdeurs
de l’action habituelle des pouvoirs publics.
Faute de quoi, on risque de constater, deux ans après la commande
d’un rapport sur le sujet,
que la situation s’est de nouveau dégradée.
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Réactions ( 10/12/2008 )
Appel lancé le 4 décembre 2008 par les associations
et les organismes autorisés pour l'adoption
qui ont écrit au président de
la République
Les associations de familles adoptives et candidats à
l'adoption Coeur Adoption, Enfance & Familles d'Adoption (EFA)
et le Mouvement pour l'Adoption
Sans Frontières (MASF), ainsi que les organismes autorisés pour l'adoption regroupés au
sein
de la Fédération France Adoption et Médecins du Monde, se sont associées pour
lancer un appel au renouvellement
de la direction-générale et de la
présidence de l'Agence Française de l'Adoption (AFA),
afin que l'agence prenne un nouveau
départ, avec à sa tête des personnalités respectueuses des enfants, des candidats et
des pays d'origine, ayant fait connaître un engagement éthique en matière d'adoption et
de protection de l'enfance.
Les trois associations demandent donc d'urgence le report de
la décision portant nomination de la direction-générale
à une date ultérieure pour
permettre une étude rigoureuse des candidatures et l'audition des personnes.
Leurs
représentants ont écrit au président de la République pour solliciter une audience afin de lui
demander instamment
que l'Etat choisisse soigneusement les personnes qualifiées pour
siéger au CA de l'AFA,
sachant que ce sera parmi celles-ci que sera élu le futur président.
POUR UNE AGENCE FRANÇAISE DE L'ADOPTION
QUI SOIT UN ORGANISME TRANSPARENT ET EFFICACE,
AU SERVICE DES ENFANTS ADOPTABLES ET DES CANDIDATS A
L'ADOPTION
La création de l'Agence française de l'adoption (AFA),
mesure phare de la loi du 4 juillet 2005, a suscité beaucoup d'espoirs,
car elle devait
répondre à un déficit d'accompagnement des familles.
L'AFA a été conçue par le législateur comme un
intermédiaire public de l'adoption internationale au côté des intermédiaires privés
que sont
les Organismes autorisés pour l'adoption (OAA).
Ce devait être avant tout un opérateur de terrain chargé
d'aider les familles. Lors des débats parlementaires,
le député Yves Nicolin,
auteur de la proposition de loi et futur président de l'AFA, affirmait :
« L'AFA a pour
objectif d'apporter une information complète, une aide concrète et un accompagnement
personnalisé
aux candidats à l'adoption ».
Trois ans après le vote de cette loi, trente mois après
la mise en place de l'AFA — dotée d'un budget annuel de 4 millions d'euros
— force est de
constater que la gageure n'a pas été tenue.
La situation était d'ailleurs déjà suffisamment critique
à l'automne 2007 pour que le Président de la République
et le Premier ministre
confient à Jean-Marie Colombani une mission de réflexion sur l'adoption.
Le rapport de Jean-Marie Colombani remis en mars 2008
fait un constat qu'il qualifie d'alarmant ;
on pourrait même dire consternant en ce qui
concerne l'AFA. Entre autres dysfonctionnements,
ce rapport dénonce
l'absence de résultats probants, le manque de professionnalisme et d'expérience,
des
tâtonnements et des erreurs, une stratégie au fil de l'eau insuffisamment pilotée par les
tutelles, peu de transparence
dans la gestion des dossiers envoyés au Cambodge, des erreurs
de communication vis-à-vis des familles,
en évoquant le tirage au sort des dossiers
des candidats pour le Vietnam, ce qui a provoqué un tollé général
et renvoyé l'image d'une
institution bureaucratique et désinvolte…
Loin « d'améliorer le fonctionnement d'un système qui
génère souffrances et incompréhensions »
—selon les propres termes d'Yves
Nicolin en 2005 —
l'AFA s'est révélée un miroir aux alouettes pour les familles qui
souhaitent adopter.
Son rôle semble par moments se réduire à celui d'un bureau de poste dont
les responsables ne se donneraient pas la peine
d'expédier les courriers en
fonction de l'adresse du destinataire.
Ce qui aboutit à d'étranges situations, car la
correspondance entre les dossiers adressés par l'AFA
et la situation des enfants en attente de
famille dans les pays d'origine destinataires relève alors également du hasard.
Ce qui
révèle, outre le dédain envers
les familles que l'AFA est censée aider, un mépris
des
institutions étrangères
qui prennent soin des enfants adoptables et la négation de l'intérêt
supérieur de ces enfants.
L'AFA, qui dispose de moyens importants, financiers mais
aussi logistiques (réseaudiplomatique et consulaire),
donne l'impression de se
livrer à une politique de concurrence monopolistique très mal ressentie par les OAA privés.
Pourtant le souci du législateur de 2005 était de créer une agence publique qui soit
également un soutien et un renfort pour eux.
Six mois après la sortie du rapport Colombani, l'équipe
dirigeante de l'AFA a-t-elle infléchi sa politique et revu ses pratiques ?
Apparemment, il n'en est rien. Au contraire, il semble que l'opacité des pratiques se soit accrue.
Bien plus, les récentes déclarations de son Président,
Yves Nicolin, dans la presse lui ont fait perdre toute crédibilité
auprès des familles et des
professionnels de l'adoption. Lors d'une émission radiophonique le 27 août 2008,
il a
déclaré que dans certains pays,
"les Français passent pour des pingres" en
dénonçant les
familles qui ne verseraient pas
le montant du "don" demandé — des sommes variant
entre 6 000 et 10 000 euros — et qui mettraient ainsi en péril
l'adoption par de futurs
adoptants français. Le président de l'AFA parle de l'adoption internationale
comme d'un troc et
semble ainsi rejeter la responsabilité des « mauvais chiffres » de l'adoption internationale
sur
les familles elles-mêmes …
Yves Nicolin n'avait-il pourtant pas déclaré, toujours
dans la présentation de sa proposition de loi en 2005 :
« Mais cette agence aura un
autre mérite, ô combien plus important, en sécurisant et en luttant contre les
procédures illégales
ou les pratiques sujettes à caution. En passant par l'AFA, les familles
verront leurs démarches cautionnées
par l'Etat, ce qui leur assurera la crédibilité auprès
des autorités étrangères » ?
Tous les parlementaires ayant participé aux débats
préalables au vote de la loi du 5 juillet 2005 ont rappelé
les principes édictés en la matière par
La Convention internationale des droits de l'Enfant du 20 novembre 1989
tout comme par la
Convention de La Haye du 29 mai 1993, ratifiée par la France en 1998. Ces deux
conventions stigmatisent
notamment les profits matériels indus en matière d'adoption
internationale et le monnayage du consentement à l'adoption,
soulignant le travail de
veille qui incombe aux Etats contractants (pays d'accueil autant que pays d'origine).
Il s'agit là d'un principe éthique fondamental défendu
par tout le mouvement associatif français de l'adoption,
ainsi que par l'ensemble des
professionnels de l'adoption.
Les familles adoptives sont des familles responsables :
elles ne sauraient se rendre complices d'une quelconque corruption.
Elles veulent
pouvoir tout raconter à leurs enfants de leur rencontre. Elles ne veulent pas que leurs enfants
puissent se voir
poser la question: "Combien t'ont-ils payé?"
Il s'agit là également d'une question de l'image de la
France dans les autres Etats partenaires de la Convention de La Haye,
d'origine et
d'accueil . La crise de confiance et de légitimité envers l'équipe
dirigeante actuelle de l'AFA est profonde.
Aujourd'hui, le mandat de l'actuelle Direction arrive à
échéance. Pour que cette Agence puisse remplir pleinement son rôle
d'organisme public,
mettre en place un fonctionnement d'opérateur transparent sous le
contrôle de l'Autorité centrale et regagner la confiance des usagers,
nous demandons :
- Que l'Etat choisisse les personnes qualifiées qu'il
nomme au conseil d'administration de l'AFA parmi des personnalités
ayant fait connaître un
engagement éthique en matière d'adoption et de protection de l'enfance, afin que ce
conseil d'administration
puisse ensuite élire l'une d'elles comme son président sur la
base d'un engagement personnel et d'une profession de foi.
- Que pour le poste de Directeur général de l'AFA, le
Conseil d'administration auditionne tous les candidats et
puisse ainsi retenir une
candidature correspondant aux orientations définies.
Cet appel a été lancé le 4 décembre 2008 par les associations
et les organismes autorisés pour l'adoption suivants,
qui ont écrit au président de
la République pour solliciter un rendez-vous :
• Cœur Adoption (contact : contact@...; tél.0468379457 )
• Enfance & Familles d'Adoption, EFA (contact: contact.presse@...; tél. 0678467287 )
• Mouvement pour l'Adoption sans Frontières, MASF
(contact: h.maheo@...; tél.
0682658850)
• Fédération France Adoption (6 OAA) (contact: paul.scottodiporfirio@...; tél. 0681577899)
• Médecins du Monde (contact: genevieve.andre@...; tél.: 06 16 39 99 69)
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